Accéder au contenu principal

Une approche fractale des marchés, Risquer, perdre et gagner de Benoït Mandelbrot

"En suivant les lois gaussiennes, on n'aurait dû rencontrer de tels événements (les mouvements boursiers importants ndlr) qu'une fois tous les sept mille ans; en fait, les données le démontraient, ils se produisaient une fois tout les trois ou quatre ans".

Une approche fractale des marchés...gros titre pour de grandes révélations.

Celles de Benoît Mandelbrot, qui à travers des décennies de recherches et d'études approfondies, réfute les bases de l'économie contemporaine.
En effet, l'essentiel des analyses de marchés s'appuient sur le postulat que les variations suivraient une distribution gaussienne.
Cette théorie standard minimise le risque et "lisse" les irrégularités, afin de gommer les variations de grandes ampleurs.
En effet, les variations des cours de la bourses sont en réalité discontinus, et s'illustrent par des sauts & pics "sauvages", ce qui ne répond pas aux proportions classiques de la courbe en cloche.
"(...) il subsisterait toujours des éléments d'information anormaux, des points aberrants provenant de quelque erreur expérimentale ou d'une nature capricieuse et venant gâcher le bel ordonnancement imaginé par les scientifiques. En général, ces valeurs extrêmes sont simplement écartées en tant qu'erreurs et ignorées avant même que l'on ne commence le traitement principal des données".

Benoît Mandelbrot propose une autre approche de la finance, à travers le terme fractale, inspiré des objets dont la structure est invariante par rapport à l'échelle.
L'autosimilarité propre aux fractales, s'illustre à travers l'exemple de la côte bretonne: chaque rocher, chaque caillou est une version en modèle réduit de la ligne côtière.
"Une fractale, terme qu'il a forgé à partir du mot latin signifiant "cassé", est une forme géométrique que l'on peut morceler en plus petites parties, chacune rappelant comme en écho la forme du tout à une échelle plus petite".
C'est cette récurrence phénoménologique, observés à des échelles différentes, qu'observe l'auteur dans les marchés.Il modélise ensuite cette régularité de la rugosité des cours.
Le modèle multi-fractal, qui fait écho à la complexité des marchés, consiste à l'étude du rugueux, de l'irrégulier et du dentelé appliqué à la finance.

"Les théories standard de la finance prennent comme hypothèses de départ les formes de hasard les plus immédiates, les bénignes. Or des preuves irréfutables montrent que les marchés sont bien plus sauvages et effrayants que cela".


Une approche fractale des marchés, Risquer, perdre et gagner de Benoït Mandelbrot


Articles complémentaires:

http://www.next-finance.net/Une-approche-fractale-des-marches


https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Bulletin-de%20la-Banque-de-France/revues/2011/Bulletin-de-la-Banque-de-France-etude-183-7.pdf

http://quedisentleseconomistes.blogspot.fr/2010/06/une-approche-fractale-des-marches.html

https://blogs.mediapart.fr/marc-boizeau/blog/240913/une-approche-fractale-des-marches


http://www.ressources-actuarielles.net/EXT/ISFA/1226-02.nsf/0/bd45ef84427be3fec12575620066341a/$FILE/memoire.pdf

http://legeneraliste.over-blog.com/article-une-approche-fractale-des-marches-39193380.html

https://nirare.wordpress.com/category/les-fractales-en-economie/

http://www.finance-investissement.com/nouvelles/recherche/benoit-mandelbrot-nous-aide-a-comprendre-les-marches/a/30405

https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-10-16-Benoit-Mandelbrot

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ce que marque veut dire... de Marie-Claude Sicard

Marie-Claude Sicard , dans son ouvrage intitulé "Ce que marque veut dire..." aborde l'identité de marque comme un ensemble systémique . L'identité de marque, note-elle reprenant une citation de Pierre Tap dans son ouvrage "L'identité" , repose sur "la dialectique du semblable et du différent". De fait, il n'y a d'identité que dans la différence. L'auteure rappelle par ailleurs que l'identité visuelle n'est qu'une des composantes de l'identité de marque, au même titre que le prix, les produits, al publicité, le système de vente et l'ensemble des individus qui l'incarne. Elle interroge le modèle du marketing-mix, dont un quart représenterait la communication alors que, selon elle, tout communique: le produit, le prix, la distribution. "Tout ce que fait une marque est un acte de communication: la conception d'un produit, sa politique de prix et de distribution, la fiabilité de ses services, sa...

Les Marques; Capital de l'Entreprise de Jean-Noël Kapferer

Dans son ouvrage intitulé " Les Marques; Capital de l'entreprise " Jean-Noël Kapferer nous offre une vision holistique du concept de marques et de la gestion de celles-ci, de leur territoires d'expression jusqu'à leur stratégie d'expansion. Il nous met également en garde quant aux facteurs de déclin qu'elles pourraient rencontrer. Le concept de marque est abordé de façon pluridisciplinaire, l'auteur interroge la notion même d'identité de marque, mais aussi son aspect financier et socio-culturel. Les MODELES STRATEGIQUES sont évoqués, tant en terme de portefeuille de marques, que sous le principe d'organisation inhérent aux entreprises. Jean-Noël Kapferer s'insurge contre les structures qui s'inscrivent dans une logique court termiste dans l'évaluation des décisions et qui offrent, au lieu de chefs de marques, aux chefs de produits des primes sur résultats annuels qui ne permettent pas une gestion de marque pérenne. En effet,...

Le marketing expérientiel, Vers un marketing de la cocréation; de Claire Roederer et Marc Filser

Claire Roederer et Marc Filser nous proposent une petite histoire du marketing expérientiel étoffé d'exemples concrets pour cette deuxième édition de leur ouvrage intitulé "Le marketing expérentiel; Vers un marketing de la cocréation". Quelques bases pour débuter, avec le rappel des origines du marketing dit "traditionnel", comme un modèle issu de l'économie centrée sur la valeur intrinsèque des ressources d'échange, dans une logique de GOOD-DOMINANT, alors que l'économie contemporaine est dominée par les services, eux-mêmes renforcés par la révolution numérique. Dès lors, la logique de SERVICE-DOMINANT est enclin à esquiver le GOOD-DOMINANT, avec pour principes la culture de l'organisation en tant que SOURCE DE CONTROLE et D'INSPIRATION, les pratiques organisationnelles CROSS-FONCTIONNELLES, le souci de produire des SOLUTIONS CLIENTS, mais aussi de gérer la COPRODUCTION avec le consommateur et la COCREATION GLOBALE DE VALEUR. Le market...